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Synode sur la famille: rendre notre Église incarnée et vivante

1588748123Poursuivant son action en faveur d’une ouverture de l’Église sur les questions liées à la famille, la CCBF vient de diffuser la Lettre ouverte aux Pères Synodaux à propos du Synode de la famille. Cette lettre ouverte a été cosignée par 23 associations chrétiennes. Vous la trouverez ci-après. Vous aurez la possibilité de donner ou non votre approbation, votre signature et par là votre soutien à la démarche de la Conférence. C’est aussi une manière de signifier votre « présence » auprès des Pères Synodaux.
La CCBF espère qu’elle sera signée par plusieurs milliers de personnes.
Centetehers Pères évêques du Synode, Par la volonté du pape François, deux questionnaires ont été adressés aux catholiques à l’horizon du synode sur la famille. Nous sommes donc entrés ensemble, fidèles du Christ et Pères synodaux, dans un processus de dialogue et d’échange qui honore toute l’Église. Nous, membres de divers mouvements actifs francophones dans des domaines très variés, avons d’abord écouté les réactions aux deux questionnaires. En préalable, nous nous sommes demandé pourquoi la démarche avait été redoublée d’une année à l’autre, alors que le peuple chrétien s’était déjà clairement exprimé. À la lecture de ces questionnaires, nous n’avons pu que constater l’important décalage entre une énonciation surinvestie de catégories grecques et scolastiques et la vie des fidèles du Christ : Loi naturelle, considérations anthropologiques, lectures de l’Écriture souvent littéralistes… Quant au contenu des réponses, voici les éléments essentiels collectés. Ils convergent tous. Si tous les fidèles voient dans la famille une valeur essentielle, ils soulignent qu’il n’y a pas « une » famille mais « des » familles. 508364260L’exclusion de l’eucharistie des divorcés remariés leur est incompréhensible. Nul ne comprend que le pire des assassins soit mieux traité qu’eux. Nul ne comprend que la Table du Seigneur ne soit pas accueillante à ceux qui en ont besoin, car c’est pour les malades (et qui n’est pas malade ?) que Jésus est venu. Quant à l’extension des procédures de nullité pour les divorcés remariés, elle est largement rejetée, tant elle heurte les consciences. Puisque l’Église reconnaît que la conscience éclairée est capable de discerner, qu’elle fasse confiance aux hommes et aux femmes qui exercent une parentalité responsable, en matière de choix d’une contraception, du nombre de leurs enfants, d’une thérapie de l’infertilité conjugale. Enfin, les personnes qui ont répondu demandent que l’orientation sexuelle de chacun ne fasse l’objet d’aucune discrimination, encore moins d’une condamnation. Il nous importe maintenant de saluer ce dont ces réponses sont le signe. Nous, coopérateurs de l’Évangile, animés d’une foi sincère et désireux d’un surcroît de vie dans notre Église, nous y voyons le retour du peuple chrétien sur la scène ecclésiale publique. C’est une Bonne Nouvelle ! Le recours à la parole des fidèles, à leur sens de la foi, le sensus fidei, est une vraie tradition de l’Église, même s’il a parfois été oublié. L’Esprit souffle où il veut, nul ne peut l’assigner à résidence. L’Église trahirait donc sa Tradition vivante si elle traitait le peuple chrétien en perpétuel mineur. Demain, elle aura besoin des forces de l’ensemble de ses baptisés. Il est donc important que nous sachions ensemble nous écouter pour rendre notre Église incarnée et vivante. Avec respect pour la lourde responsabilité qui est la vôtre, ce sont donc nos vœux les plus fraternels qui accompagnent cette lettre. Que ce synode honore l’Évangile et que chacun parle du cœur de sa foi ! Et que nos prières et notre soutien vous accompagnent. aller sur la page du site de la CCBF

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Tenter de trouver avec notre prochain un terrain commun d’humanité
« Puissions-nous en ces moments entendre l’invitation de Dieu à prendre soin de ce monde, à en faire, là où nous vivons, un monde plus chaleureux, plus humain, plus fraternel. Un temps de rencontre, avec des proches, des amis : un moment pour prendre le temps de vivre quelque chose ensemble. Un moment pour être attentif aux autres, quels qu’ils soient. Un temps de partage de notre amitié, de notre joie. [...] Un temps de prière, aussi : attentifs à ce qui se passera dans notre monde à ce moment- là. Prions pour ceux qui en ont le plus besoin, pour la paix, pour un meilleur vivre-ensemble. »
Père Jacques Hamel
dans le bulletin paroissial de l’église Saint-Étienne, en juin, avant son assassinat
La compassion est en train de quitter notre monde

" "A ceux qui se demandent quel sorte de manque ronge silencieusement nos sociétés, il faut répondre : la compassion. Cette sollicitude spontanée que les bouddhistes appellent la maitrise et qui est assez proche, au fond, de l'agapê des chrétiens.
Aujourd'hui, on a beau prendre la réalité contemporaine par tous les bouts, une évidence crève les yeux : la compassion est en train de quitter notre monde. A petits pas. Insidieusement. Or, avec la compassion, c'est le bonheur de vivre qui s'en va. Disons même la gaieté.
Nos rires deviennent tristes. Notre sérieux est navrant. Nos prudences sont moroses. Nos "fêtes" sont sans lendemain. Nos plaisirs sont boulimiques et plutôt enfantins. Tout se passe comme si la frénésie jouisseuse de l'époque cachait une sécheresse de cœur et une stérilité de l'esprit.
La gaieté véritable, celle que nous sommes en train de perdre, c'est celle de l'aube, des printemps, des projets. Elle se caractérise par une impatience du lendemain, par des rêves de fondation, par des curiosités ou des colères véritables : celles qui nous "engagent".
Cette vitalité joyeuse ne doit pas être abandonnée à la contrebande des amuseurs médiatiques ou des clowns politiciens."

Paroles partagées par Jean-Claude Guillebaud en conférence en 2015 à Briec-de-l'Odet (29).