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A-t-on besoin de prophètes ?

abbe-pierreQuelle place faisons-nous dans notre vie personnelle, communautaire, sociale et ecclésiale, aux paroles des prophètes ?
Il est certain que les prophètes n’ont pas toujours été bien traités. Ceci est vrai dans l’histoire biblique. Ceci est vrai aujourd’hui.
L’Eglise catholique a une grande tendance à marginaliser volontiers les prophètes contemporains. Certes elle célèbre les prophètes du passé et veut les donner en exemple.
Cependant, pour le prophète de son temps, elle a plus de mal à en accepter la rugosité et les exigences.
On peut ainsi penser à Dom Helder Camara, archevêque de Recife qui a joué ce rôle de prophète et qui n’a pas toujours été reconnu au sein de l’Eglise à laquelle il est toujours resté fidèle. Nous avons dans la société d’aujourd’hui, et dans l’Eglise, toujours très peur des démarches d’interpellation, de dénonciation. En effet de telles démarches sont considérées comme politiques. Ce n’est pas très catholique !

Pour Guy Aurenche, président du CCFD, la question est carrément oui.
Lors des Etats généraux du christianisme en 2012 à Strasbourg, il est intervenu pour dire ses convictions.
4 ans déja ! Mais sa parole est toujours d’actualité et peut-être encore plus nécessaire aujourd’hui à la vitesse ou va notre monde et notre société confrontés au défi de la mondialisation, de l’urgence, d’internet et des injustices criantes.
Mais surtout, pour lui, Dieu veut parler aux hommes et le prophète est la voix passionnée du plein amour de Dieu à notre égard.
Il nous invite à penser aussi que dire l’importance du prophète c’est s’engager, personnellement et en groupe, à choisir nos modes d’information et à les utiliser d’une manière adéquate.

lire sa conférence dans son intégralité (4 pages)

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Tenter de trouver avec notre prochain un terrain commun d’humanité
« Puissions-nous en ces moments entendre l’invitation de Dieu à prendre soin de ce monde, à en faire, là où nous vivons, un monde plus chaleureux, plus humain, plus fraternel. Un temps de rencontre, avec des proches, des amis : un moment pour prendre le temps de vivre quelque chose ensemble. Un moment pour être attentif aux autres, quels qu’ils soient. Un temps de partage de notre amitié, de notre joie. [...] Un temps de prière, aussi : attentifs à ce qui se passera dans notre monde à ce moment- là. Prions pour ceux qui en ont le plus besoin, pour la paix, pour un meilleur vivre-ensemble. »
Père Jacques Hamel
dans le bulletin paroissial de l’église Saint-Étienne, en juin, avant son assassinat
La compassion est en train de quitter notre monde

" "A ceux qui se demandent quel sorte de manque ronge silencieusement nos sociétés, il faut répondre : la compassion. Cette sollicitude spontanée que les bouddhistes appellent la maitri et qui est assez proche, au fond, de l'agapê des chrétiens.
Aujourd'hui, on a beau prendre la réalité contemporaine par tous les bouts, une évidence crève les yeux : la compassion est en train de quitter notre monde. A petits pas. Insidieusement. Or, avec la compassion, c'est le bonheur de vivre qui s'en va. Disons même la gaieté.
Nos rires deviennent tristes. Notre sérieux est navrant. Nos prudences sont moroses. Nos "fêtes" sont sans lendemain. Nos plaisirs sont boulimiques et plutôt enfantins. Tout se passe comme si la frénésie jouisseuse de l'époque cachait une sécheresse de cœur et une stérilité de l'esprit.
La gaieté véritable, celle que nous sommes en train de perdre, c'est celle de l'aube, des printemps, des projets. Elle se caractérise par une impatience du lendemain, par des rêves de fondation, par des curiosités ou des colères véritables : celles qui nous "engagent".
Cette vitalité joyeuse ne doit pas être abandonnée à la contrebande des amuseurs médiatiques ou des clowns politiciens."

Paroles partagées par Jean-Claude Guillebaud en conférence en 2015 à Briec-de-l'Odet (29).