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La guerre est là…elle est notre quotidien…

guerre-alepFrère Georges Sabé est Mariste Bleu à Alep.
Là-bas, la communauté – 2 frères et 7 laïcs – continue, malgré la peur et toutes les conséquences de la guerre, à se dévouer pour la population et surtout les enfants, notamment grâce à l’aide de l’Œuvre d’Orient.
Voici des nouvelles récentes de la ville d’Alep, durement éprouvée par la guerre. Ce témoignage qui « force l’admiration » nous dit les abominables réalités de la guerre, mais surtout combien est chevillée au cœur des habitants d’Alep la foi en la vie et dans une Espérance indéfectible que la guerre n’aura pas le dernier mot.

Extraits :
« La guerre est là…
Elle ramasse les enfants dans des camionnettes comme des boîtes de sardines… entassés… brûlés par la seule envie de tuer… Ni les larmes des mamans, ni les cris des autres enfants n’auront d’écho.. Ils vont jouer aux héros…
Certains feront la fête dans les ambulances…
D’autres, la feront, couchés sur des ruines du non vie…
La guerre est là…
Elle vient nous dire : « Je ne vous quitte pas… Je vous aime tant… Je vous veux… j’ai envie de vous… Je vous chéris… Je vous invite à mon banquet … ne ratez pas le rendez-vous… »
Voilà l’adresse…Alep, rue de la honte, immeuble de la misère, étage de la souffrance…
La guerre est notre quotidien… »

« … Les paniers alimentaires sont distribués régulièrement. Chaque famille reçoit aussi un panier sanitaire et 4000 livres syriennes représentant l’abonnement d’un mois au générateur électrique En ce début de l’été, chaque membre de nos familles a reçu une paire de chaussures neuves Le projet « civils blessés de guerre » a pu sauver ce mois plusieurs personnes touchées par les obus de mortier qui sont tombés en abondance.
Malgré la difficulté d’approvisionnement en lait surtout celui des enfants de moins de 1 an, nous avons réussi à l’assurer régulièrement à tous les enfants qui profitent du programme « Goutte de lait ». Beaucoup de familles viennent nous demander de les soutenir pour louer une maison. Certaines familles sont obligées de quitter leur quartier devenu tout d’un coup à haut risque… »

lire le courrier dans son intégralité (3 pages)

Pour les dons à l’Oeuvre d’Orient : rédiger les chèques à l’ordre de l’œuvre d’Orient et me les envoyer au 9, avenue Raymond Poincaré 75116 Paris. Un reçu fiscal vous sera envoyé directement par l’œuvre d’Orient.
ou cliquer ici

1 Comment

  • Une autre détresse, dont vous avez déjà parlé, en Métiterranée, d’après un papier de Daniel Schnederman dans le Neuf Quinze d’aujourd’hui 5 juillet 2016.
    09h15 le neuf-quinze
    Le Monde, à bord de l’Aquarius

    Ils sont 109 hommes, six femmes, et un enfant, qui sont montés hier à bord de l’Aquarius, au premier jour de sa mission. Ils viennent de Guinée Conakry, du Mali, de Côte d’Ivoire, et du Sénégal. A bord de l’Aquarius, se trouve une journaliste du Monde, Marilyne Baumard (1).

    [Aquarius]

    Et soudain, ce ne sont plus des chiffres, ce n’est plus une masse en perdition sur des canots, ce ne sont plus de simples silhouettes entrevues au 20 Heures. Ce sont des corps. Souffrants. Les six femmes « ont été brûlées sur le bateau par un jerrycan d’essence renversé sur elles ». Trois sont enceintes. Noura 15 ans, se demande comment elle va retrouver sa mère, qu’elle a dû laisser derrière elle en Libye. Sita, sa voisine, a traversé pour retrouver son mari. «Il est passé fin avril. Arrivé au sud de l’Italie, il a été transféré dans une ville dont j’ai oublié le nom… Qu’est-ce qui se passera pour moi si je ne le retrouve pas?» Noura n’est pas brûlée, mais elle aussi peine à marcher pour avoir été écrasée dans le canot pneumatique: «Quelqu’un est resté assis sur moi tout le temps. Je ne sens plus ma jambe droite de la cuisse au pied.» Ces paroles si précises que l’on recueille, lorsqu’on est seule journaliste à bord, avec un simple, un bon vieux carnet de notes.
    L’Aquarius est un bateau affrêté par SOS Mediterrannée, association créée voici à peine un an à l’initiative de deux personnes, un capitaine au long cours allemand, Klaus Vogel, et une humanitaire française, Sophie Beau. Ils étaient désireux simplement de trouver une solution « indépendante et pérenne, en dehors des agendas politiques » aux drames quotidiens de la Mediterrannée. Une campagne Ulule triomphale leur a permis de se lancer. Résultat : l’Aquarius, donc, 77 mètres, cinq ponts, a laissé dimanche derrière lui le port sicilien de Trapani. Pas spécialement fin comme un oiseau, mais on doit être fier d’y être matelots. Toute la campagne d’été n’est cependant pas encore financée. Pour contribuer, voir plus bas. Hissez haut !
    https://don.sosmediterranee.org/b/mon-don?utm_source=sitesosmediterranee&utm_medium=site&utm_campaign=don_site_faireundon
    Lilé

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Tenter de trouver avec notre prochain un terrain commun d’humanité
« Puissions-nous en ces moments entendre l’invitation de Dieu à prendre soin de ce monde, à en faire, là où nous vivons, un monde plus chaleureux, plus humain, plus fraternel. Un temps de rencontre, avec des proches, des amis : un moment pour prendre le temps de vivre quelque chose ensemble. Un moment pour être attentif aux autres, quels qu’ils soient. Un temps de partage de notre amitié, de notre joie. [...] Un temps de prière, aussi : attentifs à ce qui se passera dans notre monde à ce moment- là. Prions pour ceux qui en ont le plus besoin, pour la paix, pour un meilleur vivre-ensemble. »
Père Jacques Hamel
dans le bulletin paroissial de l’église Saint-Étienne, en juin, avant son assassinat
La compassion est en train de quitter notre monde

" "A ceux qui se demandent quel sorte de manque ronge silencieusement nos sociétés, il faut répondre : la compassion. Cette sollicitude spontanée que les bouddhistes appellent la maitri et qui est assez proche, au fond, de l'agapê des chrétiens.
Aujourd'hui, on a beau prendre la réalité contemporaine par tous les bouts, une évidence crève les yeux : la compassion est en train de quitter notre monde. A petits pas. Insidieusement. Or, avec la compassion, c'est le bonheur de vivre qui s'en va. Disons même la gaieté.
Nos rires deviennent tristes. Notre sérieux est navrant. Nos prudences sont moroses. Nos "fêtes" sont sans lendemain. Nos plaisirs sont boulimiques et plutôt enfantins. Tout se passe comme si la frénésie jouisseuse de l'époque cachait une sécheresse de cœur et une stérilité de l'esprit.
La gaieté véritable, celle que nous sommes en train de perdre, c'est celle de l'aube, des printemps, des projets. Elle se caractérise par une impatience du lendemain, par des rêves de fondation, par des curiosités ou des colères véritables : celles qui nous "engagent".
Cette vitalité joyeuse ne doit pas être abandonnée à la contrebande des amuseurs médiatiques ou des clowns politiciens."

Paroles partagées par Jean-Claude Guillebaud en conférence en 2015 à Briec-de-l'Odet (29).