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Le pape François accélère le rapprochement avec l’islam

papr-imam«Le message, c’est notre rencontre!» Cette petite phrase que le Pape a lancé aux journalistes a le mérite d’être claire. Il a rencontré, au Vatican, la plus haute autorité intellectuelle de l’islam sunnite, le Grand Imam de l’université al-Azhar du Caire (Égypte), le professeur Ahmed al-Tayeb.
En effet, Pape François sait que ses gestes valent mieux qu’un grand discours et plutôt que de s’y lancer, il a préféré donner une accolade publique à son hôte avant leur entretien privé dans sa bibliothèque
Pendant une demi-heure, à huis clos ils ont partagé leurs préoccupations: «la paix dans le monde», «le refus de la violence et du terrorisme», «la situation des chrétiens»au Moyen-Orient et «leur protection».
En rencontrant ce grand leader musulman, il relance un important dialogue entre catholiques et musulmans après une interruption de cinq ans (on se rappelle le discours désastreux du Pape Benoit XVI à Ratisbonne).
Mais le plus important reste que les deux hommes ont convenu de l’importance pour tous les dirigeants et tous les fidèles du monde de témoigner d’un plus grand engagement envers la paix.
Pour le journal La Croix, le pape défend une coexistence pacifique et un travail conjoint au bien de la société, à une période où le terrorisme islamiste les met à mal.
Pour Mgr François Bousquet, recteur de Saint-Louis-des-Français à Rome et fin connaisseur des rapports islamo-chrétiens, « le pape n’agit pas seulement en pompier pour éteindre l’incendie mais s’inscrit dans une perspective longue », preuve de la « constance et de ténacité » du Saint-Siège dans sa volonté de dialogue avec les musulmans. La ligne d’horizon n’est aucunement l’unité. « Il ne faut pas confondre avec l’œcuménisme, qui cherche l’unité au nom même de la foi », distingue Mgr Bousquet. « Le but du dialogue, ici, est de vivre ensemble en paix. »
Le dialogue en vue du bien commun est au cœur de son encyclique Laudato si’ (2015) dont il a offert un exemplaire lundi au cheikh Al Tayyeb. Il y invite « les religions à entrer dans un dialogue en vue de la sauvegarde de la nature, de la défense des pauvres, de la construction de réseaux de respect et de fraternité ».
Pour le pape, quelles que soient sa forme et les disciplines qu’il engage (sciences, religions, « pensées philosophiques », « nouvelles situations historiques » ou encore « économie et politique »), le dialogue est le seul moyen de sortir de « l’isolement et de l’absolutisation du savoir ».

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Tenter de trouver avec notre prochain un terrain commun d’humanité
« Puissions-nous en ces moments entendre l’invitation de Dieu à prendre soin de ce monde, à en faire, là où nous vivons, un monde plus chaleureux, plus humain, plus fraternel. Un temps de rencontre, avec des proches, des amis : un moment pour prendre le temps de vivre quelque chose ensemble. Un moment pour être attentif aux autres, quels qu’ils soient. Un temps de partage de notre amitié, de notre joie. [...] Un temps de prière, aussi : attentifs à ce qui se passera dans notre monde à ce moment- là. Prions pour ceux qui en ont le plus besoin, pour la paix, pour un meilleur vivre-ensemble. »
Père Jacques Hamel
dans le bulletin paroissial de l’église Saint-Étienne, en juin, avant son assassinat
La compassion est en train de quitter notre monde

" "A ceux qui se demandent quel sorte de manque ronge silencieusement nos sociétés, il faut répondre : la compassion. Cette sollicitude spontanée que les bouddhistes appellent la maitrise et qui est assez proche, au fond, de l'agapê des chrétiens.
Aujourd'hui, on a beau prendre la réalité contemporaine par tous les bouts, une évidence crève les yeux : la compassion est en train de quitter notre monde. A petits pas. Insidieusement. Or, avec la compassion, c'est le bonheur de vivre qui s'en va. Disons même la gaieté.
Nos rires deviennent tristes. Notre sérieux est navrant. Nos prudences sont moroses. Nos "fêtes" sont sans lendemain. Nos plaisirs sont boulimiques et plutôt enfantins. Tout se passe comme si la frénésie jouisseuse de l'époque cachait une sécheresse de cœur et une stérilité de l'esprit.
La gaieté véritable, celle que nous sommes en train de perdre, c'est celle de l'aube, des printemps, des projets. Elle se caractérise par une impatience du lendemain, par des rêves de fondation, par des curiosités ou des colères véritables : celles qui nous "engagent".
Cette vitalité joyeuse ne doit pas être abandonnée à la contrebande des amuseurs médiatiques ou des clowns politiciens."

Paroles partagées par Jean-Claude Guillebaud en conférence en 2015 à Briec-de-l'Odet (29).