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L’émancipation des femmes, clé du développement

faim-,et-développementDepuis 1983, Faim Développement Magazine donne la voix aux hommes et aux femmes, acteurs de changement, qui ont en commun la volonté de lutter pour un monde plus juste, plus libre et plus fraternel. C’est le journal du CCFD-terre solidaire.
Le dernier numéro est consacré à l’émancipation des femmes dans le Monde. Les pays en développement peuvent-ils se passer de la moitié de leur population pour sortir la tête de l’eau ? À l’évidence, non… Renforcer le pouvoir d’agir et de décider des femmes s’avère une priorité pour un développement humain durable.
Voir ci-après le sommaire.
Dans le dernier Edito, Guy Aurenche, président du CCFD, appelle à la solidarité au delà des manœuvres électoralistes et démagogiques de nos dirigeants :

À un an d’importantes échéances électorales, l’absence de débats et de convictions fondamentales pour le vivre ensemble me stupéfie. J’ai honte des stratégies européennes face aux problèmes complexes que pose l’accentuation des mouvements migratoires. 550 millions de citoyens, dont la richesse est nettement au-dessus de la moyenne, sont incapables de faire face à l’arrivée d’un ou deux millions de migrants, dont une majorité de Syriens fuyant la guerre, et d’inventer autre chose que des murs !
J’ai honte lorsque l’un de nos ministres ose dire qu’en temps de « guerre » contre le terrorisme, les valeurs fondamentales deviennent secondes.
Comment convaincre nos dirigeants qu’ils se trompent en croyant nous endormir par des manœuvres électoralistes, en s’inspirant des courants les plus démagogiques, en jouant sur nos inquiétudes ?
La solidarité, j’y crois (titre de son dernier livre). Seul l’esprit de solidarité peut faire, non pas un miracle, mais provoquer un sursaut qui inventera des solutions réalistes nous évitant la honte.
Construire le monde, y compris la France, dans un esprit de solidarité ne relève ni d’un slogan ni d’une incantation. L’interdépendance qui existe objectivement entre tous les pays, cultures et religions, nous place devant un choix crucial.
Soit faire disparaître cette dépendance en faisant disparaître l’Autre. Bonjour, la violence !
Soit laisser faire le renard dans le poulailler. Bonjour, la discrimination !
Soit choisir la stratégie du partenariat. Se mettre ensemble pour inventer les solutions. Ce n’est pas le choix de la facilité : la rencontre de l’Autre est rugueuse et risquée. Mais c’est la stratégie la plus intelligente qui évite la guerre et honore l’inventivité de chacun. C’est le choix difficile et courageux qu’a fait l’Allemagne dans l’urgence.
Depuis longtemps, les partenaires du CCFD-Terre Solidaire dans les pays du Sud ont choisi la solidarité. Non par gentillesse mais par réalisme. Les plus pauvres n’ont pas le temps de se lamenter ! C’est bien la solidarité des femmes entre elles au service de tous qui secoue la population et interpelle les responsables. C’est bien la solidarité des moines de Mar Moussa en Syrie avec les populations musulmanes qui sur les chemins de la violence maintient l’espoir. C’est bien la solidarité qui pousse nos ami.e.s du Timor à promouvoir le Tara bandu, code social ancestral, non pour revenir au passé mais pour inventer un vivre ensemble au cœur d’une société moderne mercantile et individualiste.
J’appelle au réveil des esprits, des intelligences et des cœurs : laissons nous pénétrer toujours davantage par l’esprit de solidarité. Qui peut prétendre bâtir un bonheur durable sans lui ? L’Esprit de Pentecôte qui permettait à des peuples étrangers de se comprendre au-delà des différences de langue nous incite à croire que cela est possible.


Au sommaire du dossier du N° 292 :
L’ÉMANCIPATION DES FEMMES, CLÉ DU DÉVELOPPEMENT
P. 13 Renforcer les capacités des femmes : un levier du développement
P. 16 Reportage/Brésil
« Quand une femme avance, aucun homme ne recule »
P. 19 Entretien/Brésil
« La place des femmes doit être débattue collectivement »
P. 20 Entretien/Afrique du Sud Les femmes doivent prendre conscience de leurs droits
P. 22 Portrait/Burundi La maman nationale
P. 23 Entretien/Cambodge Liberté, égalité, solidarité :le combat d’United Sisterhood
P. 25 Récit de bénévoles L’ét(h)iquette qui gratte

– le site du CCFD-terre solidaire
– découvrir la revue « Faim et développement »
– lire aussi : elles s’engagent pour sauver la planète et la société

1 Comment

  • Quelques citations d’un grand Maître hindou Svâmi Vivekânanda, du livre « Lève-toi ! Réveille-toi ! » :
    « Vaines seront les chances de bien-être du monde tant que la condition des femmes ne sera pas améliorée. Il est impossible pour un oiseau de voler avec une seule aile. » (p. 54)
    « Le meilleur baromètre pour juger du progrès d’une nation est la manière dont elle traite ses femmes. »(p. 55)
    « Il y a aucun espoir de s’élever pour une famille ou un pays dans lequel les femmes ne sont pas estimées. » (p. 97)
    Et il dit : « Mon idéal peut se résumer en quelques mots et il est celui-ci : prêcher à l’humanité sa divinité et lui enseigner comment la manifester à chaque instant de sa vie. »
    Pas mal, non ?
    Marie-Hélène

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Tenter de trouver avec notre prochain un terrain commun d’humanité
« Puissions-nous en ces moments entendre l’invitation de Dieu à prendre soin de ce monde, à en faire, là où nous vivons, un monde plus chaleureux, plus humain, plus fraternel. Un temps de rencontre, avec des proches, des amis : un moment pour prendre le temps de vivre quelque chose ensemble. Un moment pour être attentif aux autres, quels qu’ils soient. Un temps de partage de notre amitié, de notre joie. [...] Un temps de prière, aussi : attentifs à ce qui se passera dans notre monde à ce moment- là. Prions pour ceux qui en ont le plus besoin, pour la paix, pour un meilleur vivre-ensemble. »
Père Jacques Hamel
dans le bulletin paroissial de l’église Saint-Étienne, en juin, avant son assassinat
La compassion est en train de quitter notre monde

" "A ceux qui se demandent quel sorte de manque ronge silencieusement nos sociétés, il faut répondre : la compassion. Cette sollicitude spontanée que les bouddhistes appellent la maitrise et qui est assez proche, au fond, de l'agapê des chrétiens.
Aujourd'hui, on a beau prendre la réalité contemporaine par tous les bouts, une évidence crève les yeux : la compassion est en train de quitter notre monde. A petits pas. Insidieusement. Or, avec la compassion, c'est le bonheur de vivre qui s'en va. Disons même la gaieté.
Nos rires deviennent tristes. Notre sérieux est navrant. Nos prudences sont moroses. Nos "fêtes" sont sans lendemain. Nos plaisirs sont boulimiques et plutôt enfantins. Tout se passe comme si la frénésie jouisseuse de l'époque cachait une sécheresse de cœur et une stérilité de l'esprit.
La gaieté véritable, celle que nous sommes en train de perdre, c'est celle de l'aube, des printemps, des projets. Elle se caractérise par une impatience du lendemain, par des rêves de fondation, par des curiosités ou des colères véritables : celles qui nous "engagent".
Cette vitalité joyeuse ne doit pas être abandonnée à la contrebande des amuseurs médiatiques ou des clowns politiciens."

Paroles partagées par Jean-Claude Guillebaud en conférence en 2015 à Briec-de-l'Odet (29).