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Les « Panama papers » confirment l’urgence de lutter contre l’évasion fiscale

panama-papersLes paradis fiscaux sont un des chevaux de bataille du CCFD-terre solidaire et leurs analyses sont pertinentes pour entrer dans la compréhension de ces enjeux.
Voici leur analyse :

Les sociétés écrans, ces instruments qui permettent de cacher l’identité du propriétaire réel d’un compte ou d’une société, sont au cœur du scandale des « Panama papers » révélé le dimanche 3 avril dans le Monde. Les informations issues des archives d’un cabinet d’avocats panaméen ont permis de montrer l’ampleur du recours aux montages offshore.
Le CCFD-Terre Solidaire appelle à une véritable transparence pour mettre un terme à ces montages qui permettent à la fois de blanchir l’argent du crime et de frauder les administrations fiscales dans le monde entier.
Après le Luxleaks, le Swissleaks (et de nombreux autres scandales fiscaux ces dernières années), les « Panama papers » viennent rappeler le rôle central de l’opacité dans les stratégies visant à éviter l’impôt.
En effet, les sociétés écrans sont au cœur de ce scandale : elles sont utilisées dans des montages réalisés par des spécialistes de l’ingénierie juridique qui permettent de protéger à la fois les fraudeurs du fisc et le blanchiment du crime organisé en ne dévoilant pas le nom du propriétaire réel de ces sociétés. Plusieurs Etats, y compris au sein de l’Union européenne, continuent d’offrir la possibilité de créer, en toute légalité, des sociétés avec des prête-noms de manière à cacher l’identité du bénéficiaire réel dans le but d’échapper au fisc ou à la justice.

« Plus que jamais, l’heure est à la transparence », déclare Lucie Watrinet, chargée de plaidoyer Financement du développement au CCFD-Terre Solidaire. « La pratique était connue mais ce que dévoilent ces informations, en provenance d’un seul cabinet d’avocats, est délirant : il s’agit d’une institutionnalisation, au niveau des plus puissants, de l’utilisation de sociétés opaques, à des fins de fraude fiscale ou de blanchiment d’argent. Or tout cela n’est permis que par l’opacité. Il faut donc impérativement imposer les mesures de transparence pour y mettre un terme et prévoir des poursuites à l’encontre des fraudeurs, mais aussi des banques et des cabinets d’avocats qui organisent ces pratiques scandaleuses ». Le CCFD-Terre Solidaire appelle la France, dans le cadre de la loi relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique à créer un registre public des bénéficiaires réels des sociétés. Il s’agirait là d’un premier pas important pour lutter contre l’opacité qui favorise, comme le scandale des Panama papers le démontre une fois de plus, les stratégies d’évitement de l’ impôt. En Europe, comme dans les pays en développement, ce sont des centaines de milliards d’euros qui font ainsi défaut aux politiques publiques.

Voici une petite vidéo du CCFd qui nous explique pourquoi lutter contre l’évasion fiscale, en image (3 mn)



Pourquoi lutter contre l’évasion fiscale, en image
– « Les Panama Papers ne sont que la partie émergée de l’iceberg »
découvrir le CCFd-terre solidaire

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Tenter de trouver avec notre prochain un terrain commun d’humanité
« Puissions-nous en ces moments entendre l’invitation de Dieu à prendre soin de ce monde, à en faire, là où nous vivons, un monde plus chaleureux, plus humain, plus fraternel. Un temps de rencontre, avec des proches, des amis : un moment pour prendre le temps de vivre quelque chose ensemble. Un moment pour être attentif aux autres, quels qu’ils soient. Un temps de partage de notre amitié, de notre joie. [...] Un temps de prière, aussi : attentifs à ce qui se passera dans notre monde à ce moment- là. Prions pour ceux qui en ont le plus besoin, pour la paix, pour un meilleur vivre-ensemble. »
Père Jacques Hamel
dans le bulletin paroissial de l’église Saint-Étienne, en juin, avant son assassinat
La compassion est en train de quitter notre monde

" "A ceux qui se demandent quel sorte de manque ronge silencieusement nos sociétés, il faut répondre : la compassion. Cette sollicitude spontanée que les bouddhistes appellent la maitrise et qui est assez proche, au fond, de l'agapê des chrétiens.
Aujourd'hui, on a beau prendre la réalité contemporaine par tous les bouts, une évidence crève les yeux : la compassion est en train de quitter notre monde. A petits pas. Insidieusement. Or, avec la compassion, c'est le bonheur de vivre qui s'en va. Disons même la gaieté.
Nos rires deviennent tristes. Notre sérieux est navrant. Nos prudences sont moroses. Nos "fêtes" sont sans lendemain. Nos plaisirs sont boulimiques et plutôt enfantins. Tout se passe comme si la frénésie jouisseuse de l'époque cachait une sécheresse de cœur et une stérilité de l'esprit.
La gaieté véritable, celle que nous sommes en train de perdre, c'est celle de l'aube, des printemps, des projets. Elle se caractérise par une impatience du lendemain, par des rêves de fondation, par des curiosités ou des colères véritables : celles qui nous "engagent".
Cette vitalité joyeuse ne doit pas être abandonnée à la contrebande des amuseurs médiatiques ou des clowns politiciens."

Paroles partagées par Jean-Claude Guillebaud en conférence en 2015 à Briec-de-l'Odet (29).