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Pourrions-nous survivre dans ces conditions ?

raqha Environ six millions d’enfants syriens sont touchés par la guerre et vivent dans des zones de danger d’une extrême violence selon l’ONU. Les soins de santé sont devenus inexistants et la population est dans une grande pauvreté. La tragédie en Syrie est devenue la plus grande catastrophe humanitaire du monde.
Que faire alors sinon partir ?
Il nous faut prendre la mesure de ce qui se passe en Syrie pour comprendre -premier pas de ce qu’est la miséricorde-, donner des réponses (ouverture, accueil, partage, non jugement…)à cette détresse et comprendre pourquoi il y a tant de réfugiés ?
. Voici une petite vidéo qui montre pourquoi les réfugiés syriens quittent leur pays.Elle a été tournée à Homs. Comment survivre dans ces conditions ? Dans une ville où tout n’est que ruines et débris, la situation est intenable.
Question de logement bien sûr comme le montre cette vidéo. (3 mn)



Mais surtout question d’un état islamique qui impose des lois d’une inhumanité effroyable. La terreur institutionnalisée. Le groupe terroriste Etat islamique est un groupe salafiste-djihadiste qui luttent pour fonder un califat islamique selon la première version de l’islam. Les images de cette seconde vidéo (en anglais) se suffisent à elles-mêmes.
« Absolument terrifiant. C’est comme dans une fiction, ou dans un cauchemar ». « Ça ne semble pas réel. Je ne peux pas imaginer que ma ville ressemble à cela ». On y découvre le quotidien des habitants de Raqqa, le fief de l’organisation jihadiste État islamique en Syrie.


D’après Expressen TV, les images auraient été tournées discrètement par deux femmes, Om Omran et Om Mohammad, des habitantes de la ville syrienne. Comme le montre la vidéo ci-dessus, les femmes sont les plus durement touchées par la loi imposée par l’État islamique. Attention, certaines images peuvent heurter la sensibilité.
« À Raqqa, les femmes ne peuvent sortir de chez elles que si elles sont accompagnées, elles ne peuvent ni travailler ni étudier. Les visages féminins sont effacés des emballages de teinture pour cheveux, et les femmes sont régulièrement rappelées à l’ordre sur leur tenue. Dans leur vidéo, les deux syriennes racontent la violence à laquelle elles assistent au quotidien.
En tournant ces images, sur lesquelles on peut voir des combattants de Daech et la police religieuse rappelant à l’ordre dans les rues de Raqqa, elles s’exposent à une condamnation à mort par lapidation »,
selon Expressen TV.

Oxfam lance un appel aux dons (déduction fiscale de 66%) pour les réfugiés syriens et le présente ainsi :
Ce 15 mars 2015 marque le 5e anniversaire de la crise syrienne qui a anéanti des vies et réduit des villes entières en champs de ruine. Aujourd’hui, la Syrie est l’épicentre de la pire crise humanitaire mondiale et voit sa population confrontée à de véritables horreurs et à une détérioration de la situation sur de nombreux points.
Comparé à 2014, en 2015, 1,5 million de personnes supplémentaires nécessitent une aide humanitaire, 200 000 logements de plus ont été complètement ou partiellement détruits et près d’un million de personnes de plus ont été déplacées à l’intérieur de la Syrie ou dans les pays voisins.
Au total, depuis le début du conflit, tandis que 6,8 millions de personnes ont été contraintes à se déplacer, 4,7 millions d’autres ont fui le pays ouvrant la voie à une crise des réfugiés face à laquelle nous ne pouvons rester indifférents.
Près de la moitié des réfugiés sont des enfants menacés par des maladies liées au manque d’eau, d’hygiène et de soins médicaux. Oxfam mène depuis 2013 un vaste plan humanitaire pour venir en aide à ces populations en fournissant abris, nourriture, eau potable et aide médicale de base aux familles. Nous sommes présents dans le camp de réfugiés de Zataari en Jordanie et au Liban, tout en plaidant pour une résolution politique du conflit.


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Tenter de trouver avec notre prochain un terrain commun d’humanité
« Puissions-nous en ces moments entendre l’invitation de Dieu à prendre soin de ce monde, à en faire, là où nous vivons, un monde plus chaleureux, plus humain, plus fraternel. Un temps de rencontre, avec des proches, des amis : un moment pour prendre le temps de vivre quelque chose ensemble. Un moment pour être attentif aux autres, quels qu’ils soient. Un temps de partage de notre amitié, de notre joie. [...] Un temps de prière, aussi : attentifs à ce qui se passera dans notre monde à ce moment- là. Prions pour ceux qui en ont le plus besoin, pour la paix, pour un meilleur vivre-ensemble. »
Père Jacques Hamel
dans le bulletin paroissial de l’église Saint-Étienne, en juin, avant son assassinat
La compassion est en train de quitter notre monde

" "A ceux qui se demandent quel sorte de manque ronge silencieusement nos sociétés, il faut répondre : la compassion. Cette sollicitude spontanée que les bouddhistes appellent la maitrise et qui est assez proche, au fond, de l'agapê des chrétiens.
Aujourd'hui, on a beau prendre la réalité contemporaine par tous les bouts, une évidence crève les yeux : la compassion est en train de quitter notre monde. A petits pas. Insidieusement. Or, avec la compassion, c'est le bonheur de vivre qui s'en va. Disons même la gaieté.
Nos rires deviennent tristes. Notre sérieux est navrant. Nos prudences sont moroses. Nos "fêtes" sont sans lendemain. Nos plaisirs sont boulimiques et plutôt enfantins. Tout se passe comme si la frénésie jouisseuse de l'époque cachait une sécheresse de cœur et une stérilité de l'esprit.
La gaieté véritable, celle que nous sommes en train de perdre, c'est celle de l'aube, des printemps, des projets. Elle se caractérise par une impatience du lendemain, par des rêves de fondation, par des curiosités ou des colères véritables : celles qui nous "engagent".
Cette vitalité joyeuse ne doit pas être abandonnée à la contrebande des amuseurs médiatiques ou des clowns politiciens."

Paroles partagées par Jean-Claude Guillebaud en conférence en 2015 à Briec-de-l'Odet (29).