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« Sois cette terre où grandit en toi l’Amour… »

enfants-rieursUn peu de poésie qui met du baume à l’âme du monde…

Voici un texte de Jean Lavoué écrit après les attentats de Paris.


S’ils t’amenaient à douter
De l’humanité qui est en toi,
Alors ils auraient réussi leur crime !

S’ils plantaient dans ton cœur
Les couteaux de la haine,
Alors le sang de leurs victimes aurait fleuri pour rien !

S’ils te faisaient désirer
Plus la guerre que la paix,
Alors ils auraient su t’amener sur leur propre terrain !

Contemple avec tes larmes
Combien tu peux te fourvoyer toi-même
En leurs sombres desseins !

Arrache les épines, ôte la poutre,
Vois et regarde l’humanité blessée qui est en toi !

Ne sois plus le terreau
De leur geste violent qui arrache et détruit,
Mais cette terre où, n’étant rien,
Grandit en toi l’Amour,
La Voie, la Vie et le Chemin.

Jean Lavoué

Découvrir le blog de Jean Lavoué : « L’enfance des arbres »

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Tenter de trouver avec notre prochain un terrain commun d’humanité
« Puissions-nous en ces moments entendre l’invitation de Dieu à prendre soin de ce monde, à en faire, là où nous vivons, un monde plus chaleureux, plus humain, plus fraternel. Un temps de rencontre, avec des proches, des amis : un moment pour prendre le temps de vivre quelque chose ensemble. Un moment pour être attentif aux autres, quels qu’ils soient. Un temps de partage de notre amitié, de notre joie. [...] Un temps de prière, aussi : attentifs à ce qui se passera dans notre monde à ce moment- là. Prions pour ceux qui en ont le plus besoin, pour la paix, pour un meilleur vivre-ensemble. »
Père Jacques Hamel
dans le bulletin paroissial de l’église Saint-Étienne, en juin, avant son assassinat
La compassion est en train de quitter notre monde

" "A ceux qui se demandent quel sorte de manque ronge silencieusement nos sociétés, il faut répondre : la compassion. Cette sollicitude spontanée que les bouddhistes appellent la maitrise et qui est assez proche, au fond, de l'agapê des chrétiens.
Aujourd'hui, on a beau prendre la réalité contemporaine par tous les bouts, une évidence crève les yeux : la compassion est en train de quitter notre monde. A petits pas. Insidieusement. Or, avec la compassion, c'est le bonheur de vivre qui s'en va. Disons même la gaieté.
Nos rires deviennent tristes. Notre sérieux est navrant. Nos prudences sont moroses. Nos "fêtes" sont sans lendemain. Nos plaisirs sont boulimiques et plutôt enfantins. Tout se passe comme si la frénésie jouisseuse de l'époque cachait une sécheresse de cœur et une stérilité de l'esprit.
La gaieté véritable, celle que nous sommes en train de perdre, c'est celle de l'aube, des printemps, des projets. Elle se caractérise par une impatience du lendemain, par des rêves de fondation, par des curiosités ou des colères véritables : celles qui nous "engagent".
Cette vitalité joyeuse ne doit pas être abandonnée à la contrebande des amuseurs médiatiques ou des clowns politiciens."

Paroles partagées par Jean-Claude Guillebaud en conférence en 2015 à Briec-de-l'Odet (29).