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Un petit traité d’espérance

candiardC’est sur le blog de Francois Vercelletto d’Ouest-France « Etats d’âme ») que ce dernier nous invite à entrer dans l’Espérance à partir du petit livre d’Adrien Candiard.
Il introduit son article avec ces termes : « Le désespoir n’a rien de chrétien. Le frère Adrien Candiard (photo), dominicain vivant au Caire, nous livre un petit traité d’espérance des plus stimulants. A lire de toute urgence. »
Voici sa réflexion :

« C’est un petit livre. Un petit traité de l’espérance à méditer et… à appliquer.
Adrien Candiard est né en 1982. Il est notamment l’auteur de la pièce Pierre et Mohammed et de En finir avec la tolérance ? Le jeune dominicain rappelle ici aux chrétiens, qui succombent, eux-aussi, aux tristes sirènes du désespoir, qu’espérer est (ou devrait être) « leur profession de foi depuis deux mille ans ».
Adrien Candiard s’en prend à ce défaitisme ambiant qui semble imprégner les sociétés occidentales, à ce mal bien français qui ressemble à une forme de « dépression collective ».
Pour autant, l’espérance qu’il propose n’a rien à voir avec je ne sais quel optimisme béat.
L’auteur ne minimise pas, en effet, les difficultés économiques et ses conséquences douloureuses comme le chômage.
Il sait aussi qu’en Occident le christianisme recule fortement.
Il souligne également, et à juste titre, la douleur que beaucoup de chrétiens ressentent face à la panne de transmission de leur foi aux jeunes générations.
Mais Adrien Candiard refuse toute nostalgie d’une société chrétienne… si tant qu’elle ait jamais réellement existé d’ailleurs.
Après avoir regardé – affronté – le désespoir en face, le dominicain nous propose de renoncer aux faux espoirs pour nous offrir la vie éternelle.
Pas moins ! Une vie éternelle qui ne commence pas APRÈS la mort, mais ici et maintenant.
C’est cela l’espérance chrétienne.
« Espérer, c’est quelque chose de très concret : c’est croire que Dieu nous rend capables de poser des actes éternels. Que, quand nous aimons, cet amour n’est pas simplement un beau sentiment dans une marée d’absurdité vouée à la mort, mais une fenêtre que nous ouvrons sur l’éternité.
« Car ces actes éternels, ces actes que nous pouvons faire et dont le fruit est éternel, ce sont bien sûr les actes d’amour, les seuls qui comptent. Ce sont eux qui construisent, dans notre monde déjà, l’éternité, le Royaume de Dieu », écrit-il.
Adrien Candiard nous propose un chemin d’espérance sur lequel donner sa vie « ne signifie pas mourir, mais au contraire être disponible – pour un service, pour une rencontre, pour un sourire ».
Et de conclure par cette adresse aux chrétiens :
« Le monde attend de nous que nous vivions pour l’éternité, que nous vivions pour ce qui compte vraiment et ne passera jamais. »

Veilleur, où en est la nuit, Adrien Candiard, Cerf, 100 pages, 10 €.
– Découvrir le blog de François Vercelletto « Etats d’âme »

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Tenter de trouver avec notre prochain un terrain commun d’humanité
« Puissions-nous en ces moments entendre l’invitation de Dieu à prendre soin de ce monde, à en faire, là où nous vivons, un monde plus chaleureux, plus humain, plus fraternel. Un temps de rencontre, avec des proches, des amis : un moment pour prendre le temps de vivre quelque chose ensemble. Un moment pour être attentif aux autres, quels qu’ils soient. Un temps de partage de notre amitié, de notre joie. [...] Un temps de prière, aussi : attentifs à ce qui se passera dans notre monde à ce moment- là. Prions pour ceux qui en ont le plus besoin, pour la paix, pour un meilleur vivre-ensemble. »
Père Jacques Hamel
dans le bulletin paroissial de l’église Saint-Étienne, en juin, avant son assassinat
La compassion est en train de quitter notre monde

" "A ceux qui se demandent quel sorte de manque ronge silencieusement nos sociétés, il faut répondre : la compassion. Cette sollicitude spontanée que les bouddhistes appellent la maitrise et qui est assez proche, au fond, de l'agapê des chrétiens.
Aujourd'hui, on a beau prendre la réalité contemporaine par tous les bouts, une évidence crève les yeux : la compassion est en train de quitter notre monde. A petits pas. Insidieusement. Or, avec la compassion, c'est le bonheur de vivre qui s'en va. Disons même la gaieté.
Nos rires deviennent tristes. Notre sérieux est navrant. Nos prudences sont moroses. Nos "fêtes" sont sans lendemain. Nos plaisirs sont boulimiques et plutôt enfantins. Tout se passe comme si la frénésie jouisseuse de l'époque cachait une sécheresse de cœur et une stérilité de l'esprit.
La gaieté véritable, celle que nous sommes en train de perdre, c'est celle de l'aube, des printemps, des projets. Elle se caractérise par une impatience du lendemain, par des rêves de fondation, par des curiosités ou des colères véritables : celles qui nous "engagent".
Cette vitalité joyeuse ne doit pas être abandonnée à la contrebande des amuseurs médiatiques ou des clowns politiciens."

Paroles partagées par Jean-Claude Guillebaud en conférence en 2015 à Briec-de-l'Odet (29).