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Un peu de politique ?

pape_poissons-roses Eh bien oui ! … Surtout lorsqu’elle ouvre à l’espérance et à la solidarité bien comprises! … Surtout quand elle vit les préceptes évangéliques et la doctrine sociale de l’Eglise…

Un courant politique, Les Poissons Roses, a organisé une rencontre avec le pape le 1 mars dernier et leur entrevue a fait le buzz dans les médias.
Parce que la politique est « une des expressions les plus élevées de la charité » (Paul VI) et que tout est politique, cette délégation engagée s’est sentie confortée par le pape, dans ses choix et ses engagements.
Selon ce dernier, on confond « la politique avec le consensus mou ». « Il faut toujours se rendre à la table des négociations, mais à condition d’être conscient que l’on peut perdre quelque chose dans le but de faire gagner tout le monde… »
«… Quand la politique refuse d’être au service du bien commun, elle devient otage d’idéologies colonisatrices. L’idéologie, c’est le poison de la politique. »


Qui sont ces Poissons Roses à l’initiative de cette rencontre ? Ils se présentent ainsi sur leur site :
« Le courant des Poissons Roses est un mouvement politique de gauche, fondé par des personnes ayant des engagements divers dans le journalisme, les services publics, l’entreprise, la santé, l’action sociale, le développement, la théologie, l’éducation, la recherche et … la politique…
Les Poissons Roses veulent promouvoir la justice sociale, un modèle économique plus sobre, fondé sur la notion d’une réussite collective au-delà du matérialisme, et mettre en avant des propositions dans le domaine de l’éthique sociale afin d’éclairer la liberté de conscience et de protéger la dignité de chacun.
Le mouvement se fonde sur une anthropologie du lien solidaire, avec une attention aux plus vulnérables portée par une volonté réelle de prise de parole et de transformation sociale.
Pour les Poissons Roses, le progrès en politique se mesure à la capacité de relier toujours davantage les personnes, en veillant à ne jamais exclure, afin de bâtir une société de la confiance…. » Il est inspiré du Personnalisme d’Emmanuel Mounier et des philosophes Emmanuel Lévinas, Paul Ricœur et Hannah Arendt. Pour les Poissons Roses, remettre la personne au centre de l’action politique, créer du lien pour prendre soin de l’autre, en particulier quand il est vulnérable, et agir pour la planète relèvent du même engagement.

Belle feuille de route pour ces chrétiens engagés !

Que s’est-il donc passé lors de cette rencontre :
Un temps de grâce pour certains… beaucoup d’émotion et « comme un air de Pentecôte »,
Mais plutôt que de parler à la place des intéressés, laissons-leur la parole. Voici:
– le témoignage de François Vercelleto dans Ouest France
le témoignage de Rose, 8 ans,
article de Jean Pierre Denis dans « La Vie »
l’article d’Eugénie Bastié, le Figaro,
Article d’Anne-bénédicte Hoffner, paru dans la Croix le 16 février
– l’analyse de « famille chrétienne »
Jérôme Vignon, président des semaines sociales de France rapporte ici ce qui lui est apparu comme l’essentiel d’un moment de grâce.
– le site des poissons roses
« Merci à vous d’être venus me voir. J’ai besoin d’air frais. » de PY Gomez

Un livre devrait être prochainement écrit sur cette rencontre inédite entre le pape et cette délégation d’acteurs français issus du christianisme social.

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Tenter de trouver avec notre prochain un terrain commun d’humanité
« Puissions-nous en ces moments entendre l’invitation de Dieu à prendre soin de ce monde, à en faire, là où nous vivons, un monde plus chaleureux, plus humain, plus fraternel. Un temps de rencontre, avec des proches, des amis : un moment pour prendre le temps de vivre quelque chose ensemble. Un moment pour être attentif aux autres, quels qu’ils soient. Un temps de partage de notre amitié, de notre joie. [...] Un temps de prière, aussi : attentifs à ce qui se passera dans notre monde à ce moment- là. Prions pour ceux qui en ont le plus besoin, pour la paix, pour un meilleur vivre-ensemble. »
Père Jacques Hamel
dans le bulletin paroissial de l’église Saint-Étienne, en juin, avant son assassinat
La compassion est en train de quitter notre monde

" "A ceux qui se demandent quel sorte de manque ronge silencieusement nos sociétés, il faut répondre : la compassion. Cette sollicitude spontanée que les bouddhistes appellent la maitrise et qui est assez proche, au fond, de l'agapê des chrétiens.
Aujourd'hui, on a beau prendre la réalité contemporaine par tous les bouts, une évidence crève les yeux : la compassion est en train de quitter notre monde. A petits pas. Insidieusement. Or, avec la compassion, c'est le bonheur de vivre qui s'en va. Disons même la gaieté.
Nos rires deviennent tristes. Notre sérieux est navrant. Nos prudences sont moroses. Nos "fêtes" sont sans lendemain. Nos plaisirs sont boulimiques et plutôt enfantins. Tout se passe comme si la frénésie jouisseuse de l'époque cachait une sécheresse de cœur et une stérilité de l'esprit.
La gaieté véritable, celle que nous sommes en train de perdre, c'est celle de l'aube, des printemps, des projets. Elle se caractérise par une impatience du lendemain, par des rêves de fondation, par des curiosités ou des colères véritables : celles qui nous "engagent".
Cette vitalité joyeuse ne doit pas être abandonnée à la contrebande des amuseurs médiatiques ou des clowns politiciens."

Paroles partagées par Jean-Claude Guillebaud en conférence en 2015 à Briec-de-l'Odet (29).